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SIG et modes doux

26 septembre 2005

De plus en plus de collectivités veulent développer la part des modes doux dans les déplacements et les réseaux piétons et cyclables. Les mesures concrètes pour y parvenir peuvent relever d’aménagements physiques, d’actions juridiques ou foncières, d’actions de communication. En amont, le choix des mesures à prendre se fait sur la base d’une connaissance des possibilités de déplacement à pied ou à vélo sur le territoire ; c’est uniquement cet aspect qui sera abordé ici.
L’objet de l’étude est en effet d’explorer l’intérêt des outils informatiques (SIG) permettant de mieux décrire et analyser ces réseaux piétons et cyclables. Il s’agit de présenter la chaîne (ou plutôt la suite d’outils possibles) partant des données géométriques et attributaires décrivant « l’offre modes doux » et aboutissant à des informations utilisables par le public et les professionnels.
Le service d’études du CETE Méditerranée qui réalise l’étude n’est pas spécialisé dans les aménagements cyclables ou piétons, mais plutôt dans les systèmes télématiques d’information aux usagers, et souhaite explorer comment de telles bases de données décrivant les réseaux piétons et cyclables pourraient contribuer à des services d’information multimodale.

La première partie du rapport est un état des lieux, où un tour d’horizon de l’existant est réalisé à partir de bibliographie et veille sur le web, en distinguant l’information des usagers et les utilisations professionnelles. En France, trois références ont particulièrement retenu notre attention : la Communauté Urbaine de Lille (cartes Zones Accessibles à Pied), le rapport « Indicateurs pour des aménagements favorables aux piétons et aux cyclistes » du CNRS/IFRESI réalisé pour le Predit en 2002, le projet européen Walk-on-web avec participation de l’IGN et de la FFRP.
Le seconde partie est une ébauche de cahier des charges fonctionnelles des outils. Après une présentation globale de l’architecture des outils, elle discute des données puis des applications.
La constitution des données décrivant les réseaux piétons est sans doute la partie la plus difficile ou en tout cas la plus coûteuse ; elle s’appuie sur un référentiel issu d’un produit de cartographie numérique du marché ou sur les données du SIG existant de la collectivité gestionnaire. On présente l’ensemble de la chaîne : référentiel cartographique, champs d’information à renseigner pour les modes piéton et cyclable, faisabilité de mise en place concrète du SIG et de sa mise à jour.
Les principales applications envisageables sont : site web grand public, outil d’analyse et d’études, outil de gestion de la voirie, observatoire et suivi d’indicateurs, comparaison entre réseaux... Une fois les données décrivant le réseau disponibles, tout l’intérêt du SIG réside en effet dans la possibilité : d’automatiser le calcul d’un certain nombre d’indicateurs, de produire différentes représentations de l’information, enfin de mettre à disposition ces informations à différents types d’utilisateurs.
La dernière partie du rapport propose des suites concrètes : organiser une journée technique, animer une communauté technique sur ce domaine, définir des modèles de données et des formats d’échange communs, travailler avec des données réelles et développer des prototypes, sous forme de stage technique, ou mieux, de projet sur un site pilote.
En conclusion, on rappellera que les applications sont fonctionnellement assez semblables à celles qui existent pour les autres modes (VP, TC...), mais que les ressources disponibles sont nettement inférieures, et que des outils ne pourront sans doute se développer que si on arrive à mutualiser les efforts des collectivités, et faire participer les associations et leurs bénévoles.

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